BOX-OFFICE DROME 1966

La fréquentation nationale des cinémas continue de chuter avec 234 730 000 de spectateurs contre 259 425 000 en 1965. La plupart des salles souffrent financièrement de cette baisse inquiétante et certaines commencent à fermer. Les salles de seconde exclusivité comme le CHALET à Valence ou l'ABC à Bourg-lès-Valence sont très impactées. 

LES SUCCES A VALENCE
Le PALACE maintiendra seulement trois films pendant 2 semaines : 
Une femme en blanc se révolte
Un homme et une femme
la curée

Au niveau des déceptions le nouveau Lautner qui ne sera projeté qu'une seule semaine

Le REX, seul cinéma permanent de Valence, connaît son plus gros succès de l'année avec le nouveau James Bond qui sera programmé pendant 3 semaines. Deux autres films seront des succès, Nevada Smith et Boeing Boeing qui resteront deux semaines sur l'écran du REX 



Le groupe PROVENCE / PARIS / MISTRAL  domine largement la fréquentation sur Valence. 
Un seul film Viva Maria, sera projeté pendant 3 semaines au PROVENCE. 
16 films tiendront l'affiche pendant 2 semaines. Parmi ceux-ci on notera:
My fair lady 2 semaines au PROVENCE
Les centurions  2 semaines au PROVENCE
Du rififi à Paname 2 semaines au PROVENCE
Angélique et le Roy 2 semaines au PROVENCE
Mary Poppins 2 semaines au PARIS
Atout cœur à Tokyo pour OSS 117 pendant 2 semaines au PARIS
Tendre voyou 1 semaine au PROVENCE et une autre au PARIS
Monnaie de singe 1 semaine au PROVENCE et une autre au PARIS



LES SUCCES ET LES FLOPS DE 1966 A ROMANS
La seconde aventure du gendarme domine avec 4506 entrées à l'ALHAMBRA sur deux semaines plus 1206 pour un second passage pendant la saison estivale. Toujours à l'ALHAMBRA 3709 entrées pour Viva Maria, 3644 pour Opération Tonnerre et 3329 pour un homme et une femme, tous ces succès ont gardé l'affiche deux semaines.

Le CLUB programme aussi des succès : 
Angélique et le Roy 2 semaines
Les cheyennes 2 semaines
Les grandes gueules 2 semaines
A noter aussi la reprise de Peter Pan projeté une seule semaine mais avec avec des séances supplémentaires tous les jours en matinée.

Le FAMILIAL ne conservera aucun film pendant deux semaines.

Au niveau des échecs on notera Passeport pour l'oubli avec seulement 92 entrées et 100 pour un mauvais garçon (le ruffian)
Comme partout les cinémas romanais perdent du public. L' ALHAMBRA par exemple, enregistre cette année 73 816 entrées  pour 84 films contre plus de 105 000 en 1963 pour films 85 programmés. Cela commence à devenir inquiétant et le FAMILIAL a des difficultés pour obtenir des succès face à ses deux concurrents.



 


LES SUCCES ET LES FLOPS DE 1966 A CREST
Pas de changement dans le classement des salles crestoises avec le VOX qui est toujours en tête au niveau de la fréquentation. Mais les trois cinémas perdent des clients chaque année. Le VOX par exemple a perdu plus de 4000 entrées en un an. Mais la salle reste toujours la plus fréquentée avec 5 films dans le top 10. 
La série des Don Camillo commence sérieusement à s'essouffler, mais en province le public se déplace encore en masse pour ce denier grand succès de la carrière de Fernandel.  



Grace à Louis de Funès le REX a trois films dans le top 10.
 L'EDEN est toujours bon dernier des cinémas crestois avec seulement deux films dans le top 10. Sa situation financière commence à devenir inquiétante. En octobre 1966, c'est Raymond Hilaire qui exploite le VOX qui en reprend la gérance. Heureusement l'EDEN a un atout, sa grande scène avec des loges. Cela permet de louer la salle pour des spectacles.  



LES FLOPS DE 1966
L'EDEN enregistre les deux plus mauvais scores de l'année avec Choc et Horizons lointains.



Sur l'année la fréquentation approche les 57 000 entrées pour un total de 175 films. En 1965, 70 218 personnes avaient franchi les portes des salles locales pour voir les 200 films programmés.

14 777 tickets vendus pour l'EDEN (19 000 en 1965), presque 17 000 pour le REX  (21 926 en 1965) et 25 114 pour le VOX (29 787) en 1965). Pour diminuer les frais de port des films et de publicités ( affiches, photos d'exploitation) toutes les salles ont programmé moins de films.
En 1966, les trois cinémas demeurent encore rentables à Crest.

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