LE DECLIN DU REX A CREST 1967 A 1971

LE DECLIN DU REX A CREST (1967 à 1971)

1967

Année événement avec la projection de la grande vadrouille au REX. Le film est programmé à deux reprises en totalisant 3 119 spectateurs. Cela va permettre à la salle de stopper la chute des entrées et même d'améliorer son bilan annuel par rapport à 1966 avec presque 18 000 entrées.



La période faste du VOX est révolue, il n’atteint pas les 19 000 entrées. C'est la première fois depuis son ouverture qu'aucun film n' arrive à attirer sur l'année plus de 1000 spectateurs.

Petite embellie pour l' EDEN avec presque 16 500 entrées. On note que les écarts de la fréquentation entre les salles se resserrent. 


1968

Louis de Funès continue à faire les beaux jours du REX. Un troisième de ses films Le petit baigneur n'est pas en tête du classement mais attire quand même 710 spectateurs. Sans oublier les reprises du gendarme à N.Y. et le troisième passage de la grande vadrouille qui enregistre encore 485 entrées. Le REX totalise sur l'année 17 305 entrées dont 3650 avec les films de Louis de Funès. A noter que pour la première fois depuis presque 20 ans l'EDEN enregistre des d'entrées supérieures au REX avec plus de 18 600 spectateurs.

     Les plus grands succès de 1968 au REX 


Les flops de 1968




1969

A l'exception du Gendarme se marie qui dépasse les 1000 entrées, on remarque que l'écart se creuse avec les autres succès. C'est indéniable, les crestois vont moins au cinéma. Un film comme le cerveau qui a un gros potentiel commercial, aurait fait il y encore 2 ou 3 ans, 700 ou 800 entrées. Cela touche même la star du box-office, son duo avec Jean Gabin dans le Tatoué rassemble seulement 437 spectateurs.
Sur l'année le REX attire moins de 12 500 personnes, c'est son pire bilan depuis son ouverture. En une année il a perdu presque 5 000 entrées. Baisse aussi pour les deux autres cinémas qui perdent respectivement presque 3 000 spectateurs par rapport à 1968. Les temps sont durs pour les salles crestoises.

          Les plus grands succès de 1969 au REX 


                                          
Les flops de 1969 au REX

1970 1971

Période très difficile pour le REX. En cinq mois d’exploitation, la salle à perdu presque 900 entrées par rapport à 1969 qui était déjà une mauvaise année. Il n'y a que le western de Sergio Léone Il était une fois dans l'Ouest qui attire la foule au REX. Même Louis de Funès avec Hibernatus ne réalise que 340 entrées.

Sur 30 films programmés en 1970, seulement six dépassent les 300 entrées et neuf n’atteignent même pas les 150 entrées. Devant la faiblesse des recettes, l'exploitant ferme le cinéma fin mai 1970. En décembre 1970, la reprise par le propriétaire provoquera un dernier sursaut qui restera sans lendemain (voir l' historique du REX de Crest sur ce site). Sur les films programmées en 1971 seul Peau d'âne est rentable avec 311 entrées. Les sept autres films projetés totaliseront seulement 629 entrées. Le REX ouvert en février 1944 ferme définitivement ses portes en février 1971. 


Les 3 plus grands succès de 1970 au REX

Dans les années 60, la désaffection du public pour les cinémas est un phénomène national. Dans la Drôme, la fermeture des salles s’amorce dès le début de la décennie notamment pour les salles équipées en 16 mm et va s'amplifier avec les années. Même les grandes villes du département sont touchées. Et cela commence à devenir compliqué pour les salles ayant une grande capacité comme le PALACE à Valence, le VOX à Montélimar ou l'ALHAMBRA de Romans. Ce dernier subit une érosion rapide de sa fréquentation. 104 283 tickets vendus en 1963, 64935 en 1967 et 58 757 en 1971. Cette baisse va continuer jusqu' à ce que la grande salle soit divisée en trois écrans.

A Crest, en toute logique, c'est la salle la plus ancienne qui est aussi la plus grande qui aurait dû disparaître à la fin des années 60. L'EDEN était en difficulté depuis de nombreuses années et offrait moins de confort que le REX et le VOX. Mais sa reprise en 1966 par l'exploitant du VOX, a entrainé une augmentation des entrées. Autre élément important, ses installations scéniques lui ont permis de compléter ses recettes cinéma en accueillant notamment sur scène les spectacles de l'Union symphonique et culturelle de Crest et les tournées Tichadel. Mais on ne refait pas l'histoire.

Un grand merci à madame Ménager du CNC pour son aide et sa patience


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